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H. FERRIERE. Agrégé de SVT (1992). Docteur en Histoire Paris-1 (2006). Maître de Conférences en EHST à l'IUFM de Guadeloupe (Université des Antilles Guyane).  
Chercheur au sein de l'équipe CRREF de l'IUFM de Guadeloupe.

Associé - puisque cela ne coûte pas un centime à l'état et parce que ce sont des amis et collègues avec lesquels je suis heureux de travailler (pourquoi accepter de participer à la concurrence entre équipes ?) - à l'équipe PaHST de Brest (Université de Bretagne Occidentale /IUFM de Bretagne/ Centre François Viète de l'Université de Nantes) et au laboratoire REHSEIS (du CNRS et de Paris-7);

Et par ailleurs, je demeure membre du groupe ReForEHST. 

 

 

 

     Le présent site intitulé "Bory de Saint-Vincent" a pour vocation de valoriser les réflexions des historiens au sujet de la biographie scientifique en général et à les illustrer par mes travaux de thèse et de recherche.

 

    Il doit être considéré comme un outil de recherche pour les biographes de naturalistes voyageurs (mais aussi de tous les acteurs de la production scientifique : vulgarisateurs, éditeurs, dessinateurs, traducteurs...) entre 1750 et 1850 en lien avec le site VIATICUS  : http://viaticus.hypotheses.org

H. Ferrière, 24 mai 2010.

 

Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 02:20

 

Bibliographie.

Baillargeon, N., Petit cours d'autodéfense intellectuelle, Québec : Lux éditeur, 2005.

 

Blanckaert, C., Des sciences contre l’humain, Paris : Autrement, 1993

 

Bourdelais, P., éd., Les hygiénistes. Enjeux, modèles et pratiques, Belin : 2001,

 

Branda, P., Lentz, T., Napoléon, l'esclavage et les colonies, Paris : Fayard, 2006.

 

Brosseau, O. et Baudouin, C., Les créationnismes, Paris : Syllepse, 2009, réédition Belin, 2011.

 

Bunge, M., Le matérialisme scientifique, Syllepse : 2008.

 

Chalmers, A., Qu'est-ce que la science ? : Popper, Kuhn, Lakatos, Feyerabend, Le Livre de Poche, coll. « Biblio essais », Paris, 1987

                - La Fabrication de la science, La Découverte, coll. « Sciences et société », Paris, 1991

 

Changeux, J.P., La vérité dans les sciences, coll. Les travaux du collège de France ; Odile Jacob, 2003.

 

Chase-Riboud, B., Vénus Hottentote, Paris, Albin Michel, 2004.

 

Chomsky, N., Le profit avant l'homme, Paris, Fayard, coll. Fait et cause, 2003.

 

Collectif : Charlie Hebdo. Hors série. L’ADN expliqué à Sarkozy, Février 2008.

 

Conner, C. D., Histoire populaire des sciences, Ed. L'échappée, 2011.

 

Coquidé, M. et Tirard, S. (dir.) L'évolution du vivant. Un enseignement à risque  ? Paris : Vuibert / Adapt, 2009.

 

Corbin, A., Le miasme et la jonquille, Paris, Aubier, 1982.

 

Corsi, P., Lamarck, genèse et enjeux du transformisme, 1770-1830, Paris, CNRS éditions, 2001.

 

Diamond, J., De l'inégalité parmi les sociétés, Paris, Gallimard, 2000.

 

Duris, P., Linné et la France, (1780-1850), Genève, Droz, 1993.

 

Fauvelle-Aymar, F.-X., L’invention de l’Hottentot, histoire du regard occidental sur les Khoisan (XV-XIX), Publication de la Sorbonne, 2002 ;

 

Felli, R., Les deux âmes de l'écologie, L'Harmattan, 2008

 

Ferrière, H., « Réflexion épistémologique sur les rapports entre enseignement et représentation des sciences, formation des enseignants, humanisme et démocratie. » In Actes des XIXèmes JIES de Chamonix, 2008.

                      - Bory de Saint-Vincent, évolution d'un naturaliste voyageur, Syllepse, 2009. Réédition, revue et augmentée, avec une nouvelle préface de Pietro Corsi, prévue en 2012.

  

Feyerabend, P., Contre la méthode, Esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance, Paris, Ed. Seuil, 1979.

                         - Adieu la raison, Paris, Ed. Seuil, 1999),

 

Fontenay, E. de, Sans offenser le genre, Albin Michel 2008.

 

Foucault, M., Les mots et les choses, Gallimard, 1966.

 

Gallien, C.-L., Homo, histoire plurielle d'un genre singulier, Paris, PUF, 1998.

 

Gayon, J., « Mort ou persistance du darwinisme ? Regard d'un épistémologue », C.R. Palevol, 8, 2009.

 

Giordan, A., Histoire de biologie, Paris, Ed Lavoisier, 1987.

 

Gould, S. J., La mal-mesure de l’homme, Paris, Odile Jacob, 1997. Et Dieu dit : "que Darwin soit", Seuil, 2000.

 

Heams, T., Hunemann, P., Lecointre, G., Silberstein, M. dir, Les mondes darwiniens, Paris, Ed. Matériologiques, 2011.

 

Hoquet, T., Les fondements de la botanique, Linné et la classification des plantes, Paris, Vuibert, 2005.

 

Kuhn, T., La structure des révolutions scientifiques, Flammarion, 1991.

 

Lecointre, G., Fortin, C., Guide critique de l'évolution, Belin, 2009.

 

Mayr, E., Darwin et la pensée moderne de l’évolution, éd. Odile Jacob, Paris, 1991.

 

Musset, M., Enseigner l'évolution en France. Dossier d'actualité de la VST n°38, novembre 2008, INRP.

 

Needham, J., La Science chinoise et l'Occident, Paris, Seuil, 1977.

 

Perelman, C., Olbrechts-Tyteca, L., Traité de l'argumentation : La nouvelle rhétorique, de Paris, PUF, 1958

 

Pichot, A., Aux origines des théories raciales. De la Bible à Darwin, Flammarion, 2008.

 

Picq, P., Qu'est-ce que l'humain?, Paris, Éditions le Pommier ; Cité des sciences et de l'industrie, 2003.

 

Plantin, C., L’argumentation, Le seuil, 1996.

 

Poliakov, L., Hommes et bêtes : entretien sur le racisme,, Ed. Walter de Gruyter, 1975.

 

Prigogine, I., Stengers, I. Entre le temps et l’éternité, Flammarion, Coll Champs, 2009.

 

Quessada, M.-P. et Clément, P., « An Epistemological Approach to French Syllabi on Human Origins during the 19th and 20th Centuries ». Science & Education, vol. 16, n° 9-10, p. 991–1006, 2007.

 

Quiniou, Y., Etudes matérialistes sur la morale. Nietzche, Darwin, Marx, Habermas, Paris, Kimé, 2002..

 

Ribbe, C., Le crime de Napoléon, Paris, Ed. Privé, 2005.

 

Salomon-Bayet, C., éd., Pasteur et la révolution pasteurienne, Payot, 1986

 

Stengers, I., Sciences et pouvoirs. Faut-il en avoir peur ? Bruxelles, Labor, 1997.

                  - Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient, Paris, La Découverte, 2008

 

Todd, E. La diversité du monde - Structures familiales et modernité, Paris, Seuil, 1999.

                  - La fin de la démocratie, Paris, 2009.

 

Tort, P., Dictionnaire du darwinisme et de l’évolution, Paris, PUF, 1999. 

                        -  Darwin et la science de l'évolution, éd. Découvertes Gallimard, 2000

                        -  L’Effet Darwin : Sélection naturelle et naissance de la civilisation. Paris : Le Seuil, 2008.

 

Vincent, J.-D., Elisée Reclus, géographe anarchiste et écologiste, Paris, Robert Laffont, 2010.

 

Zinn, H., Histoire populaire des Etats-Unis, Agone, 2002

 

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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 02:09

 

Aristote (-384 / -322 )

Baartman, Saartjie (vers 1789- 1815) :

Baillargeon, Normand :

Bakounine, Michel (1814-1876) :

Barjavel, René (1891-1985) :

Baudin, Nicolas (1754-1803) :

Belon, Pierre (1517-1564) :

Bergerac, Cyrano de (1619-1655)

Bergson, Henri (1859-1941)

Blanckaert, Claude :

Böll, Heinrich (1917-1985) :

Borgès, J.-L. (1899-1986) :

Bory de Saint-Vincent, Jean-Baptiste (1778-1846) :

Broca, Paul (1824-1880) :

Buffon (1707-1788)

Calvin, Jean (1509-1564)

Camper, Pierre (1722-1789)

Carpenter, William Benjamin (1813-1885)

Carrel, Alexis (1873-1944) :

Césaire, Aimé (1913-2008)

Chamberlain, Joseph (1836-1914) :

Chanet, Bruno :

Charles X :

Chateaubriand, François (1768-1848) :

Chomsky, Noam :

Clément, Pascal :

Compayré, Gabriel (1843-1913) :

Condorcet, Nicolas de (1743-1794)

Copernic, Nicolas (1473-1543) :

Corsi, Pietro :

Cortès, Hernan (1485-1547) :

Cuvier, Georges (1773-1832) :

Dambricourt-Malassé, Anne :

Darwin, Charles (1809-1882) :

Darwin, Erasmus (1731-1802) :

Daudet, Alphonse (1840-1897) :

Dawkins, Richard :

Descartes, René (1596-1650) :

Diderot, Denis (1713-1784) :

Diogène de Sinope (vers -412 /v. -323) :

Dostoïevski, Fédor (1821-1881) :

Dreyfus, Alfred (1859-1935) :

Duméril, André M. Constant (1774-1860)

Durkheim, Emile (1858-1917) :

Einstein, Albert (1879-1955) :

Flaubert, Gustave (1821-1880)

Fleming, Alexandre (1881-1955) :

Flinders, Mathew (1774-1814)

Flourens, Pierre (1794-1867) :

Fortin, Corinne :

Foucault, Michel (1926-1984)

France, Anatole (1844-1924):

Freud, Sigmund (1856-1939)

Galilée (1564-1642) :

Galton, Francis (1822–1911)

Gautier, Emile (1853- environ 1925) :

Geoffroy Saint-Hilaire, Etienne (1772-1844) :

Gobineau, Joseph (1816-1882)

Gould, Stephen J. (1941-2002) :

Gouyon, Pierre-Henri :

Grimm, Frédéric Melchior (1723-1807) :

Gutenberg, Johannes (1400-1468) :

Haeckel, Ernst (1834-1919) :

Hegel, G.W.F (1770-1831) :

Herder, J.G. Von (1744-1803) :

Hippocrate de Cos (- 460 / - 547)

Hobbes, Thomas (1588-1679) :

Hooker, Joseph Dalton (1817-1911)

Hugo, Victor (1802-1885)

Humboltd, Alexandre von (1769-1859) :

Huxley, Aldous (1894-1963) :

Huxley, Julian (1887-1975) :

Huxley, Thomas (1825-1895) :

Itard, Jean (1774-1838) :

James Monroe, James (1758-1831) :

Kant, Emmanuel (1724-1804) :

Keaton, Buster (1895-1966)

Khun, Thomas (1922-1996) :

Kierkegaard, Soren (1813-1855) :

Kropotkine, Pierre (1842-1921) :

Kubrick, Stanley (1928-1999) :

La Mettrie, Julien Onfray de (1709-1751) :

Lafargue, Paul (1842-1911) :

Lamarck, Jean-Baptiste (1744-1829):

Laugel, Auguste (1830-1914) :

Le Bon, Gustave (1841-1931)

Le Roy, Édouard (1870-1954) :

Lecointre, Guillaume :

Linné, Carl von (1707-1778) :

Louis XVIII (1755-1824) :

Lucrèce (- 98 / - 55) :

Luther, Martin (1483-1546) :

Lyssenko, Trofim D. (1898-1976) :

Maillet, Benoit de (1656-1738)

Malthus, Thomas Robert (1766-1834) :

Marx, Karl (1818-1883):

Mayr, Ernst (1904-2005) :

Monod, Jacques (1910-1976) :

Montaigne, Michel de (1533-1592):

Montesquieu (1689-1755) :

Morin, Edgard :

Musset, Marie :

Napoléon III (1808-1873) :

Nietzsche, Friedrich (1844-1900) :

Oken, Konrad Lorenz (1779-1851) :

Palisot de Beauvois (1751-1820) :

Pasteur, Louis (1822-1895) :

Pichot, André :

Picq, Pascal :

Platon (-428 / -346) :

Pline l'Ancien (23-79)

Poliakov, Léon (1910-1997) :

Popper, Karl (1902-1994) :

Pouchet, Félix Archimède (1800-1872) :

Quatrefages, Armand de (1810-1892) :

Rabelais, François (1483?-1553) :

Reclus, Elisée (1830-1905) :

Rembrandt (1606-1669) :

Retzius, Anders (1796-1860) :

Richet, Charles (1850-1935) :

Rostand, Jean (1894-1977) :

Rousseau, Jean-Jacques (1712-1778) :

Royer, Clémence (1830-1902) :

Sartre, Jean-Paul (1905-1980) :

Schoelcher, Victor (1804-1893) :

Sée, Camille (1847-1919) :

Shaw, Georges Bernard (1856-1950)

Silberstein, Marc

Spencer, Herbert (1820-1903) :

Stirner, Max (1806-1856) :

Strickland, E. H., ( ?-1863) :

Tassy, Pascal :

Theillard de Chardin, Pierre (1881-1955) :

Thom, René (1923-2002) :

Tiedemann, Friedrich (1781-1861)

Tirard, Stéphane :

Todd, Emmanuel :

Tourguéniev, Ivan (1818-1883) :

Truffaut, François (1932-1984) :

Tulp, Nicolas (1593-1674) :

Tyson, Edward(1650-1708) :

Vacher de Lapouge, Georges (1854-1936)

Vanini, Giulio (1585-1619) :

Virey, Jules Joseph (1775-1846)

Vogt, Carl (1817-1895) :

Voltaire (1694-1778) :

Wallace, Alfred Russel (1823-1913) :

Wells, H.G. (1866-1946) :

Wilson, Edgard O. :

Wittgenstein, Ludwig (1889-1951) :

Wolff , Caspar Friedrich (1733-1794) :

Wollaston, T. Vernon (1822-1878) :

Zinn, Howard (1922-2010) :

Zola, Emile (1840-1902) :

Par Ferrière Hervé
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 01:58

 

L’homme, un singe comme les autres51aYelTrEEL__SS500_.jpg

Éléments d’histoire et d’épistémologie pour enseigner l’évolution

15 août 2011

Coédition ADAPT-VUIBERT , 192 pages , 23 euros franco de port

 

Éléments d’histoire et d’épistémologie pour enseigner l’évolution humaine. L’ouvrage, à partir d’un recueil de citations et de textes, propose de réfléchir sur la transmission du message scientifique, sa diffusion mais aussi sa déformation, pour prémunir contre des idées erronées.

 

Que dire à celui ou à celle qui affirme que la théorie de l’évolution des espèces énoncée par Darwin est responsable du racisme, de la division du travail, de l’eugénisme, de la violence sociale, des totalitarismes et autres maux de nos sociétés actuelles ?
Après quelques instants de stupéfaction, on pourra rétorquer que c’est faux, mais on ne répondra pas à la véritable question : pourquoi une partie de la population peut-elle encore de nos jours entendre et véhiculer de telles idées fausses et dangereuses ?
L’ouvrage, volontiers polémique, revient sur l’histoire de la biologie et de la société depuis l’émergence du Darwinisme. C’est un recueil de citations et de textes, qui propose de réfléchir sur la transmission du message scientifique, sa diffusion mais aussi sa déformation, pour prémunir le citoyen comme l’enseignant contre des idées erronées. Il fournit ainsi des outils théoriques et pratiques pour se former et enseigner sereinement une théorie aussi importante que celle de l’évolution des espèces.

Sommaire détaillé :

Avant propos

Au commencement était le verbe... et cinq citations !

- Les quatre points cardinaux de l’ouvrage

Citation 1 : Paul Broca – Citation 2 : Jacques Monod et Claude Blanckaert – Citation 3 : Rabelais, René Thom et André Pichot – Citation 4 : Pascal Picq - Citation 5 : Albert Einstein.

- Pourquoi ce texte ? – Comment ce livre est-il organisé ? – Comment utiliser ce livre en classe ?

Pour lire le premier chapitre sur le site de l'éditeur Vuibert :

link 

Les scientifiques devraient-ils tourner leur langue sept fois avant de parler ?

- L’autorité des scientifiques est plus grande qu’on ne le pense
- Les trois postulats fondamentaux de la science
- Des discours « scientifiques faux » qui persistent

Qu’est-ce qu’une « race » ? Une insulte ! - Le QI ? Une Question Idiote ! - Les « grosses têtes » et les « cerveaux longs » ont ils la « bosse des maths » ?

- Le rôle des enseignants dans la chasse aux a priori

Des définitions essentielles !

- De nouvelles questions - Qu’est-ce qu’une théorie ? - La théorie de l’évolution est-elle « particulière » ? - Et pourquoi ne parle-t-on pas de « loi de l’évolution » ? - Mais qu’est-ce qu’une preuve en science ? - Et que dire d’un « fait » ? - Argument, démonstration et preuve - Qu’est-ce qu’une preuve pour les sciences de la vie et de la Terre ?

Une certaine vision de l’évolution humaine

- Qu’est-ce que le terme « évolution » ? - Le terme « évolution » a un sens finaliste - Et « l’hominisation », qu’est-ce que c’est ? - Pourquoi un tel finalisme ? - Où le finalisme devient sexisme... - Les difficultés à exposer la théorie de l’évolution - Doit-on répondre aux créationnistes ?

Une théorie ou des théories de l’évolution ?

- Évolution : un mot qui s’est imposé... - Alors qu’est-ce qu’une théorie de l’évolution ? - Y a-t-il eu d’autres théories évolutionnistes avant Darwin ? - Existe-t-il une façon simple d’écrire l’histoire de ces théories ? - La théorie de l’évolution est bien difficile à enseigner

- Pourquoi le regard occidental sur l’humain a-t-il changé ? - Et comme toujours, le contexte historique est « riche » - Mais le contexte n’explique pas tout ! - De multiples influences s’exercent sur les scientifiques

La place de l’humain et son origine animale !
- Linné, le classificateur - Un Système qui place l’humain parmi les animaux - Texte A : Carl Von Linné, Systema Naturae, dixième édition 1758, p.20 et suivantes. - Quelques commentaires sur le texte de Linné

- La réponse d’un naturaliste - La critique de la méthode de Linné par Buffon - Texte B : Buffon, Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du cabinet du Roy, tome premier, pp.37-39, 1749

- Des réponses « philosophiques » aux « savants » - L’Encyclopédie et la contestation des informations scientifiques. - Texte C : Article Singe, Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, 1ère édition, tome 15. pp.208-210, article anonyme, 1770. - Diderot ou la contestation de l’ordre « divin » de Linné - Texte D : Denis Diderot : Pensées sur l’interprétation de la nature, 1751. - Commentaires sur l’Encyclopédie et Diderot

- D’autres contestations littéraires de la méthode classificatoire - Un exemple récent : Borgès - Un exemple classique : Chateaubriand - Commentaire de ces critiques :

- Un autre classificateur et inventeur : Lamarck - Donner à l’humain une origine animale - Texte E : Jean-Baptiste Lamarck, Philosophie zoologique, quelques considérations relatives à l’Homme. - Quelques commentaires sur Lamarck - La question de la bipédie

L’unité de l’humanité, la question des « races » et le siècle de Darwin

- Pourquoi ne sommes-nous pas tous identiques ? - Monogénisme ou polygénisme ? - Polygénisme et transformisme : le pari de Bory de Saint-Vincent - Texte F : Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent, Homme, essai zoologique sur l’homme, 1827, p.61 et suivantes. - Quelques commentaires sur Bory - L’angle facial et le début du racialisme - Pourquoi des théories transformistes en France dans un temps si court (1800-1830) ?

- La maturation des idées de Darwin dans l’Angleterre Victorienne - Une société rêvant de progrès et souffrant dans les usines - La « Querelle des Anciens et des Modernes » a eu lieu aussi en sciences - Une société qui cherche à justifier scientifiquement son fonctionnement - Replacer les travaux de Darwin dans leur contexte historique.

Darwin et le darwinisme des autres

- Cachez ces darwinismes que je ne saurais voir ! - Le dramatique silence darwinien - Des traductions de Darwin dans d’autres champs du savoir - Mais qu’est-ce que le darwinisme pris dans son temps ?

- Quelles critiques a-t-on opposées à Darwin ? - Darwin et la fin du « sens moral » ? - Commentaires sur la fin de la morale chez Darwin - Appliquer la théorie darwinienne à la société pose problème - Des suites récentes à cette polémique...

- Darwin et la lutte des races ? - Darwin, racisme, racialisme et colonialisme - Commentaires sur le racisme des commentateurs de Darwin

- Darwin, les femmes et les enfants (d’abord) ? - Darwin et la question de la hiérarchie des genres - Commentaires sur le sexisme des sociologues inspirés par Darwin

- Darwin et la douloureuse question de l’eugénisme

- Darwin, le libéralisme économique et le Darwinisme social - Un partisan de la lutte des classes et de la « survie du plus fort » ? - L’inventeur de l’expression « darwinisme social » - Il faut distinguer deux approches du darwinisme social - Darwin et le culte de l’individualisme ? - Peut-on encore associer le nom de Darwin à des traductions qu’il dénonçait ?

- Darwin complice de Hitler, Staline et – pourquoi pas – de Néron ?

- Pour finir, la parole est à la défense... - Texte G : Charles Darwin, La Filiation de l’homme et la sélection liée au sexe, 1871 - Texte H : Charles Darwin, La filiation de l’Homme, Paris, Syllepse, 1999, chap. v, p.222

Conclusion générale

Annexes

- Exemple d’activités proposées en formation d’enseignants - Texte 1 : Dialogue dans un salon, vers 1780, entre le marquis de Jadis et le Baron de Lameau de Nouvelle. - Texte 2 : Dialogue dans la bibliothèque de Saint-Brieuc, en 1871, entre Messieurs Bavard et Pécouchet.

- Index des personnages historiques citées :

- Index thématique :

- Bibliographie choisie et commentée :

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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 01:55

 

Albert, P., Terrou, F., Histoire de la presse, Que sais-je ?, 4ème éd., Paris, PUF, 1985.

Balzac, H., Les illusions perdues, Paris, Gallimard, Coll. Folio, 1972.

Balzac, H., Revue parisienne, Paris, Garnier, 1840.

Barbey d’Aurevilly, J., Memoranda, Journal intime 1836-1864, Paris, La Table Ronde, La Petite Vermillon, 1993.

Barsanti, G., La mappa della vita, teorie della natura e teorie dell'uomo in Francia, 1750-1850, Naples, Edition Guida, 1983.

Berthaut, H., Les ingénieurs géographes militaires (1624-1831), Paris, Imp. du Service géographique, 2 vol. 1902, p.37

Boulanger, Ph., Les origines de la géographie militaire en France (début XVIIIe milieu du XIXe siècle), RIHM, n° 81, Commission Française d'Histoire Militaire, ISC 2002 pour la version Internet.

Bourguet, M.-N., « L’explorateur », M. Vovelle (dir.), L’Homme des Lumières, Paris, Editions du Seuil, 1996, pp.286-346.

Bourguet, M.-N., « La collecte du monde : voyage et histoire naturelle (fin XVIIe siècle-début XIXe siècle.) », in C. Blanckaert et al., Le Muséum au premier siècle de son histoire, Paris, édition du Muséum national d’Histoire naturelle, 1997.

Bourguet, M.-N., Voyages et voyageurs, Dictionnaire européen des Lumières, Michel Delon dir., Paris, PUF, 1997, p. 1092-1095.

Bret, P., Le Dépôt général de la Guerre et la formation scientifique des ingénieurs-géographes militaires en France (1789-1830), Annales Of Science, Vol. 48, 1991, p. 113-157.

Corsi, P., Lamarck, genèse et enjeux du transformisme, 1770-1830, Paris, CNRS Editions, 2001

Dias, N., Une science nouvelle ? La géo-ethnographie de Jomard, in L’invention scientifique de la Méditerranée, Egypte, Morée, Algérie, M.-N. Bourguet (dir.) et al., Paris, Editions de l’EHESS, 1998, p.159.

Dondin-Payre, M., La commission d’exploration scientifique d’Algérie, une héritière méconnue de la commission d’Egypte, Paris, Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres, Paillart, Nouvelle série, t. XIV, 1994

Famin, C., Lacroix, F., Histoire et description des Iles de l’Océan, L’univers pittoresque, Histoire et description de tous les peuples, Paris, Didot, 1839.

Ferro, M., Le livre noir du colonialisme, Paris, Robert Laffont, 2003, pp. 655-669

George, W., « Bory de Saint-Vincent », C. C. Gillispie (dir.),Dictionary of scientific biography, New York, Scribner, 1970, p.321.

Godlewska, A., Geography unbound : French geographic science from Cassini to Humboldt, Chicago, University Press of Chicago, 1999

Goldlewska, A., « La géographie des ingénieurs géographes (1796-1830) », Paul Claval (dir.), Autour de Vidal de la Blache, la formation de l’École française de géographie, Paris, CNRS éditions, 1993.

Hatin, E., Histoire politique et littéraire de la presse en France, Paris, 1859-1861.

Hugo, V., Choses vues, Paris, Hetzel, 1887.

Laboulais-Lesage, I., Combler les blancs de la carte. Modalités et enjeux de la construction des savoirs géographiques (XVIIe - XXe siècle), Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2004.

Laboulais-Lesage, I., Les géographes français de la fin du XVIIIe siècle et le terrain, recherche sur une paradoxale absence, L’espace géographique n°2, Paris, Belin, 2001, p.98-110.

Laissus, Y., Les voyageurs naturalistes du Jardin du roi et du Muséum d’histoire naturelle : essai de portrait-robot, in Revue Hist.Sci., 1981, XXXIV/3-4.

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Lucas-Dubreton, J., Béranger, Paris, Hachette, 1934.

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Villien, B., Talma, l’acteur favori de Napoléon, Paris, Pygmalion, 2001.

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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 01:27

 

La présentation à différents publics choisis des savoirs géographiques de Bory de Saint-Vincent, naturaliste voyageur et géographe militaire. In Actes du colloque « Rationalités géographiques en circulation. Lieux, pratiques et formation des savoirs de l’espace en France (fin XVIIIe-milieu XIXe siècle) », Equipe E.H.GO (UMR Géographie-cités, CNRS) et le Groupe de géographie sociale et d’études urbaines (EHESS), dans le cadre de l’Action Concertée « Histoire des savoirs » du CNRS, Paris, ENS Editions, 2009.

 

 

Introduction :

Quel est intérêt de proposer une problématique individuelle1 lorsque nous étudions les lieux, les modalités et les objectifs de la rencontre entre production de savoirs géographiques et public ? Parce qu’à « hauteur d’homme », de nombreuses dimensions du travail géographique nous deviendront relativement plus accessibles. D’abord, nous pourrons cerner la formation, la stature, les compétences et les ambitions de celui qui participe à la présentation de ces savoirs géographiques – des savoirs qu’il nous faudra définir à l’aune de son travail et de ses représentations. Ensuite, parce qu’à travers le regard d’un individu, nous essaierons de tracer – le plus souvent en creux - un contour du public auquel ces savoirs sont destinés. Nous verrons alors qu’il existe non pas un mais plusieurs publics pour la géographie que développe Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent (1778-1846). Enfin, nous tenterons de montrer la construction de ces savoirs, une construction qui se réalise en partie par défaut, comme si la géographie de Bory s’édifiait dans les espaces délimités par les autres sciences, dans une sorte d’interface en expansion permanente2.

Nous reviendrons alors sur la représentativité de ce géographe militaire - surtout connu comme naturaliste - que nous avons choisi pour guide. Nous verrons qu’il incarne parfois jusqu’à la caricature une certaine catégorie de géographes : les non-spécialistes formés sur le terrain qui utilisent les données géographiques pour leur faire dire « autre chose », pour les intégrer à un discours théorique global. Nous hisser sur les épaules de ce Gascon va nous permettre de présenter une vision de savoirs géographiques semblant se dessiner dans la pratique avant de se définir dans la théorie. Pour finir, nous entreverrons une représentation de la géographie qu’il développe dans ses aspects scientifiques, sociaux et politiques. Ces derniers seront controversés - comme à propos de l’origine de notre espèce - et auront des traductions parfois dramatiques - comme dans l’Algérie en voie de colonisation.

1°) Bory de Saint-Vincent, un géographe « de terrain » ou comment se construire une « figure » face à son public.



2°) Des savoirs géographiques au service du discours d’un naturaliste ou «  que donner à lire » à son public ?

 

3°) Un « naturaliste et géographe » polémique ou comment construire une géographie en fonction du public.

 

 

CONCLUSION :

 

Bory produit face aux publics que nous avons tenté de cerner une géographie limitée par des a priori épistémologiques, des impératifs sociaux et pécuniaires et des motifs politiques. Ces savoirs géographiques sont aussi objectivés dans le temps en regard de publics choisis qui évoluent selon son statut personnel : de cartographe militaire, il devient voyageur, témoin du monde, géographe polémique et opposant sous la Restauration avant de revenir à une géographie académique et stratégique aux visées coloniales...  

Finalement, Bory est-il un cas particulier ou traduit-il par son éclectisme la difficulté de cerner une définition et un champ propres à la géographie en son temps ? 

 

1 Ce qui ne répond qu’en partie à une approche biographique classique (qui est forcément beaucoup plus large et brosse une étude plus longue puisqu’elle considère toute la durée d’une existence prise pour donnée objective). Ici, nous nous intéressons qu’aux motifs et stratégies d’un individu dans un contexte donné : la rencontre entre un savoir et un public dans un projet professionnel.

2 Une expansion accompagnant la définition de nouveaux objets de questionnements géographiques et non une confiscation des données ou connaissances des autres champs du savoir naturaliste, historique et social.

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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 18:32

Naissances de la géographie moderne (1760-1860)

 

Présentation d'un article sur la Géographie de Bory de Saint-Vincent, paru en septembre 2010.   

 

Présentation de l'ouvrage par l'un de ses directeurs : http://cartogallica.hypotheses.org/156

 

Naissances de la géographie moderne (1760-1860), ENS éditions

24 septembre 2010
Par Jean-Marc Besse
 

 

Les éditions de l’ENS de Lyon ont le plaisir de vous présenter :

“ Naissances de la géographie moderne (1760-1860) :

 Lieux, pratiques et formation des savoirs de l’espace”,

Sous la direction de Jean-Marc Besse, Hélène Blais et Isabelle Surun 

 La période 1760-1860 est marquée en France par l’apparition des premières formes d’une institutionnalisation de la géographie. De nombreux débats animent alors les mondes académiques et professionnels sur la nature et les fonctions sociales de la géographie.

Mais les savoirs auxquels renvoie la géographie durant toute cette période se caractérisent par une grande diversité, et parfois par des contradictions, du point de vue des formes qu’ils adoptent, des pratiques dont ils sont l’expression, des intentions qui les animent, voire des parcours individuels qui les portent.

En réalité ce sont des cultures géographiques différentes qui se fréquentent, et s’affrontent parfois, au sein de ce qui est appelé « la géographie ». La diversité de ces cultures savantes apparaît dans les objets étudiés, mais aussi dans les langages, les instruments, les pratiques cognitives et sociales, voire dans les projets politiques où la géographie est impliquée.

Comment, dès lors, la géographie a-t-elle mis en ordre les formes de savoir qui la traversent ? Quelles ont été les cultures géographiques qui se sont croisées à cette époque et comment peut-on les caractériser ? Dans quels dispositifs épistémiques, mais aussi matériels et institutionnels les pratiques géographiques se sont-elles rencontrées, reconnues, ignorées, repoussées et mélangées ? Est-il possible d’identifier divers modes de rationalité savante et divers types de savoirs de l’espace, qui auraient coexisté au sein de la géographie moderne ?

Telles sont les questions qui ont été au point de départ de ce livre, dans une approche qui souhaitait ne pas figer a priori l’image et la définition de la géographie.

SOMMAIRE

 Introduction

Jean-Marc Besse

Première partie
GÉOGRAPHES EN MOUVEMENT

L’Amérique en Asie. L’expédition russo-sibérienne d’Alexandre von Humboldt dans un contexte transaréal

Ottmar Ette

Santarém « le navigateur » à Paris. Cartes, diplomatie et sociétés savantes

João Carlos Garcia

Deuxième partie
LES ÉPREUVES DU TERRAIN

La carte de l’Algérie au miroir de la carte de France. Circulations des savoirs et altérité

du terrain (1830-1860)

Hélène Blais

Espace projeté, espace parcouru. Le terrain des explorations en Afrique (1790-1860)

Isabelle Surun

La terre vue du ciel ? Les apports contradictoires de l’aérostation aux savoirs géographiques,

fin xviiie – début xixe siècle

Marie Thébaud-Sorger

Troisième partie
LES VOISINAGES DE LA GÉOGRAPHIE

Inventorier et cartographier les ressources minérales en France des années 1740 aux années 1830

Isabelle Laboulais

Géographie et science de l’homme. Regards sur les enjeux scientifiques et politiques de voisinage et de distinction des savoirs

Jean-Luc Chappey

Quatrième partie
LA GÉOGRAPHIE DANS L’ESPACE PUBLIC

Les géographies de Bory de Saint-Vincent. Construction, présentation, réception

Hervé Ferrière

La création du département des Cartes géographiques de la Bibliothèque royale

Hélène Richard

Dans les rues de la géographie. Comment faire de Paris un espace révolutionnaire (1789-1802)  ?

Jean-Marc Besse

 

 Septembre 2010,  288 pages, Broché, 15 x 23, ISBN 978-2-84788-211-7, 29 euros, ENS ÉDITIONS

 

 

 

 

 

 

Un lien pour lire une analyse faite de cet ouvrage par Yann Calberac :

Yann Calbérac, « Naissances de la géographie moderne (1760-1860). Lieux, pratiques et formation des savoirs de l'espace », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2011, mis en ligne le 29 mars 2011, consulté le 1 avril 2011. URL : http://lectures.revues.org/1330 

link

 

 

 

 

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 09:57

Bory de Saint-Vincent (1778-1846). L'évolution d'un voyageur naturaliste.  

Parution : novembre 2009
Pages : 230 pages
Format : 150 x 215
ISBN : 978-2-84950-243-3


Jean-Bap tiste Bory de Saint-Vincent (1778-1846) : ce savant oublié a écrit plusieurs milliers d’articles dans des dictionnaires ou des encyclopédies et des dizaines de livres… Il a ouvert des chantiers du savoir, a exploré maints domaines des sciences du vivant, a parfois fait fausse route ou foncé tête baissée dans d’aventureuses querelles. Du zénith académique à l’oubli, de la proximité des puissants à la solitude d’un savant en voie de désuétude, le Gascon – comme on l’appelle souvent – est un personnage de roman. Botaniste, microscopiste, anthropologue, militaire, député, voyageur assoiffé de périples, Bory personnifie l’esprit de son siècle de naissance : polémiste caustique, polygraphe iconoclaste et passionné. Se voulant homme de science et philosophe, il envisage l’histoire des êtres vivants hors du récit biblique et participe à l’édification, à la diffusion et l’acceptation de l’idée d’évolution du vivant ; il est ainsi l’un de ces fils des « Lumières finissantes » qui rêvent encore d’expliquer le monde vivant et sa diversité par de vastes et ambitieuses théories. En cette année commémorative de l’œuvre de Darwin, il fallait aussi rendre hommage à un tel savant. C’est ce que nous donne à lire Hervé Ferrière avec le récit de l’évolution de ce voyageur naturaliste.

Préface Pietro Corsi, professeur d’histoire des sciences à Oxford et l’un des plus grands connaisseurs de l’œuvre de Lamarck et des naturalistes des 18e et 19e siècles.

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 09:51

LE VÉLOCE

(1848-1851)

ALEXANDRE DUMAS

 

Le Véloce

Ou Tanger, Alger et Tunis.

LE JOYEUX ROGER

2006

 

ISBN-13 : 978-2-923523-13-2 / ISBN-10 : 2-923523-13-X

Éditions Le Joyeux Roger, Montréal



« Enfin, n’est-ce pas en Afrique, que l’on a découvert, en l’an de

grâce 1845, et que l’on a fait reconnaître à la commission scientifique

en général, et au colonel Bory de Saint-Vincent en particulier,

le fameux rat à trompe dont nous aurons l’honneur de vous

entretenir plus tard ? Charmant petit animal, soupçonné par Pline,

nié par monsieur Buffon, et retrouvé par les zéphyrs, ces grands

explorateurs de l’Algérie. »

 

Le zéphyr a toutes les sciences innées : il est naturaliste, archéologue,

dresseur d’animaux, c’est le pourvoyeur né de crapauds, de

lézards, de serpents, de caméléons, de sauterelles, de stellions, de

fouette-queues et de gerboises. Qui vient en Afrique pour faire des

collections d’animaux peut s’adresser à lui : quand la nature s’appauvrit,

il la seconde ; quand l’espèce manque, il l’invente.

C’est le zéphyr qui a inventé le rat à trompe. Nous allons raconter

un fait presque incroyable, et qui cependant est de notoriété

publique en Algérie.

À l’époque où la commission scientifique explorait la province

de Bône, le 3e bataillon de zéphyrs tenait garnison dans cette ville.

Un matin, le président de la commission vit arriver chez lui un

zéphyr porteur d’une cage dans laquelle frétillait un petit animal,

objet des attentions les plus délicates de la part de son propriétaire.

L’attention du savant fut éveillée par la façon amicale dont le

zéphyr parlait à l’animal enfermé dans la cage. « Que m’apportez-vous

là, mon ami ? demanda-t-il au zéphyr. — Oh ! mon colonel

(le président de la commission scientifique était un colonel, homme

d’infiniment d’esprit que nous avons tous connu), oh ! mon colonel,

une petite bête pas plus grosse que le poing, seulement vous

n’en avez jamais vue de pareille. — Voyons, montre-moi cela. —

Voilà, mon colonel. »

Et le zéphyr remit à l’officier la cage qui renfermait son trésor.

« Eh ! mais c’est un rat que tu m’apportes là ! fit le colonel. —

Oui, mais c’est un rat à trompe, rien que cela. — Comment, un rat

à trompe ! — Étudiez, examinez, prenez une loupe, si vous n’y

voyez pas avec vos yeux. »

Le colonel étudia, examina, prit une loupe, et reconnut un rat de

l’espèce ordinaire ; seulement, comme l’avait dit le zéphyr, ce rat

avait une trompe.

Trompe adhérente au nez, placée à peu près comme est placée

la corne du rhinocéros ; trompe douée de mouvement et presque

d’intelligence. Du reste, identité parfaite avec les rats de l’espèce

commune.

Seulement, la trompe dont il était orné donnait à celui-là une

valeur particulière, une valeur idéale. « Hum ! hum ! fit le savant.

— Eh ! eh ! fit le zéphyr. — Combien ton rat ? — Mon colonel,

vous savez bien que mon rat n’a pas de prix ; mais pour vous, ce

sera cent francs. »

Le colonel en eût donné mille pour avoir ce sujet précieux. Il

l’examina de nouveau. C’était un mâle. « Serait-ce possible

d’avoir la femelle ? demanda-t-il. — Peste ! fit le zéphyr, vous

n’êtes pas dégoûté. Je comprends : vous voulez avoir de la race.

Donnez cent francs du mâle, et l’on tâchera de vous avoir la femelle.

— Quand cela ? — Ah ! dame ! c’est un animal bien fin, bien

subtil ; la disparition de celui-ci aura donné l’éveil à la tribu. Je ne

puis répondre de rien avant quinze jours ou trois semaines. — Je

te donne un mois. — Et il y aura cents francs pour la femelle ? —

Comme il y a eu cent francs pour le mâle. — Vous aurez votre

femelle. — Voilà les cent francs. — Merci, mon colonel. » Et le

zéphyr empocha les cent francs.

Trois semaines après, il revint avec un rat à trompe du sexe

féminin. « Tenez, mon colonel, voilà votre bête. Seulement, elle

m’a donné du mal, je vous en réponds. » Le colonel examina la

bête : rien n’y manquait. Sa satisfaction était au comble ; il avait

la paire.

Aussi fut-il pendant quelque temps l’objet de l’envie de tous ses

compagnons. Monsieur Ravoisier n’en dormait plus, et monsieur

Delamalle en était malade. Ils demandaient des rats à trompe à

tous les zéphyrs qu’ils rencontraient.

Ceux-ci se regardaient et répondaient : « Comprends pas. »

Le rat à trompe était à la hausse. Le premier qui reparut fut vendu

deux cents francs. Puis cet animal si rare commença de se vulgariser

; il n’y avait pas de jour où il n’y eût un rat à trompe à vendre.

Ils descendirent à cent francs, puis à cinquante, puis à vingtcinq.

La recette des rats à trompe était connue. Elle était, à peu de différence

près, la même que celle indiquée par la Cuisinière bourgeoise

pour faire un civet de lièvre.

Seulement, au lieu que pour faire un civet de lièvre il ne faut

qu’un lièvre, pour faire un rat à trompe il faut deux rats.

On prend le bout de la queue de l’un, que l’on greffe en écusson

sur le nez de l’autre ; on soutient l’adjonction par un emplâtre de

diachylon, en emmaillote l’animal de manière qu’il ne dérange pas

l’appareil. Au bout de quinze jours, on lui rend sa liberté, et le tour

est fait.

À partir de ce moment, la queue devient adhérente au nez du rat,

comme un ergot devient adhérent au crâne d’un coq, et vous avez

un rat à trompe.

Seulement, les rats à trompe ne se reproduisent pas, avec une

trompe, du moins. Quand on veut en avoir, il faut les greffer

 

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 09:41

Extraits indiqués par Pietro Corsi.


Leçons de Phrénologie.

 

Broussais (François Joseph Victor (1772-1838).

Bruxelles, Etablissement encyclopédique.

1837.

Messieurs, Nous sommes arrivés au n° 30 des phrénologistes : il s'agit de l'éventualité, expression de Spurzheim. C'est la mémoire des choses, l'éducabilité et la perfectibilité de Gall. Cette faculté est admise par tons les phrénologistes : mais Spurzheim lui a donné un nom caractéristique du rôle primitif qu'elle remplit, le sens des événements, faculté qui n'avait pas été distinguée par les philosophes. Nous allons voir ce que c'est : commençons d'abord par établir la situation.

Situation.

— A la partie moyenne du front, au-dessus de l'individualité et des localités. Cette faculté correspond à deux circonvolutions placées sur la ligne médiane et qui ne sont séparées que par la faux. Vous les voyez dans ce cerveau et sur ce crâne; elles correspondent nu milieu du front, n° 30. La position relative est au dessus des localités, au-dessous de la comparaison, et au côté interne du temps. Ainsi position absolue, position relative, tout est indiqué. [...]

  Voilà Bory de Saint-Vincent. C'est un homme fort agréable à entendre, qui parle très-bien et qui a la tête pleine de faits. Vous voyez la partie des événemens qui forme saillie. Nous avons présenté un ministre d'Angleterre qui faisait beaucoup d'attention aux faits ; voici Fox pour qui les faits avaient moins d'importance que les considérations morales. Cromwell écoutait plus ses passions que les faits ; vous savez qu'il a fait exécuter un roi. Il n'y a pas dans l'histoire beaucoup d'exemples pareils : aussi a-t-il moins obéi à notre faculté qu'à d'autres dont nous ne pouvons vous montrer les organes , parce que nous n'avons pas sa moulure complète. J'ai connu , pour mon compte, plusieurs personnes qui avaient la manie de toujours raconter; je leur ai constamment trouvé cet organe bien prononcé. Je connais un homme de beaucoup d'esprit qui est de ce genre; il ne vit que dans les événemens passés , et, comme il est assez vénérant, les personnages antiques et ceux qui ont joué un rôle dans l'histoire moderne sont pour lui l'objet d'une espèce de culte ; on a d'ailleurs beaucoup de plaisir à l'entendre dire. Malade et en quelque sorte à demi mort, il s'occupe d'événemens ; pendant qu'on lui pratique une opération douloureuse , il raconte des anecdotes. L'organe est prodigieusement développé chez lui.[...]

Voici encore un homme, le colonel Bory de Saint-Vincent, remarquable par beaucoup de talens divers. Je l'invoquerai aussi pour le langage. qui est chez lui d'une pureté, d'une facilité extraordinaires. Mais il ne s'agit en ce moment que de l'organe des localités qui est aussi chez lui bien développé. On a beau dire que le sinus masque l'organe, il est certain que, lorsque la partie qui est derrière le sinus est bien nourrie, le sinus doit saillir davantage. D'ailleurs, il faut faire la comparaison sur les enfans qui n'ont pas de sinus , et sur les adultes qui n'ont pas l'organe prononcé quoique le sinus le soit beaucoup. Alors, on voit l'arrondissement que j'ai montré sur le premier de ces modèles.


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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 16:31

La reconstitution de l'herbier de Bory est difficile.

Celui de sa jeunesse a été sans doute mélangé aux collections de son oncle Journu-Aubert données à la ville de Bordeaux en 1804.

Son herbier réalisé en Bretagne, à Fougères durant l'année 1799 (printemps, été et automne) est conservé à la Rochelle : Archives de la Société des Sciences Naturelles de la Charente-Maritime, Herbier de BSV, Flore de Fougères, daté de 1799 (et non 1798), réf. Arch. SSN 283

Des échantillons de ces voyages dans les îles ont été conservés à Angers (voir ci-dessous).

Son herbier d'Espagne a été dispersé lors de la fuite du roi Joseph Bonaparte. 

Ses herbiers plus tardifs ont été dispersés (lorsque Bory est en exil entre 1815 et 1820 ou en prison entre 1825 et 1828) ou dérobés comme celui que l'on retrouve à Angers. 

 L’herbier d’Angers qui contient une partie de Bory compte des échantillons datant de 1796 selon Thomas ROUILLARD du Muséum d’Angers (Un herbier de Bory de Saint-Vincent à Angers, Bull. Soc. Et. Anjou, T. XVIII, 2004.)


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